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mardi 10 décembre 2019
lundi 1 juillet 2019
jeudi 30 juin 2011
L'été en pente douce.
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| Un des lieux hype où il faudra être vu cet été. |
Dans ma prime jeunesse, juillet était synonyme de grandes vacances, de départ en famille, de crabes enfouis dans le sable, de glaces dégoulinantes, de genoux écorchés sur les rochers, de colliers de bonbons offerts à la fille d'en face.
En 2011, rien n'est plus pareil.
Je ne dirai pas que c'est moins bien, ou mieux. Je n'ai plus les mêmes préoccupations, je surveille mieux mon alimentation.
Toujours est-il, que juillet c'est la moitié de l'année, et à la réflexion, je trouve que ce premier semestre a été plutôt bien rempli : tremblements de terre, tsunami, tornades, crise financière, révolutions sanglantes, quelques viols, meurtres en série, volcans, ou bien encore accidents nucléaires, et je ne parle pas du dernier album de Christophe Mae.
Si jamais il y avait un moment propice pour perdre complètement la boule, aujourd'hui serait un bon jour.
D'ailleurs ces derniers temps il m'est fréquemment arrivé de croiser des gens un peu bizarres, un peu comme si avoir un pet au casque était la nouvelle tendance de l'été...
Par exemple, il y a eu ce type qui gesticulait sur un trottoir en faisant de rapides aller-retours entre deux lampadaires,
ce gars dans une file d'attente à la poste qui devient timbré parce qu'une mamie n'ayant qu'une seule lettre lui demande gentiment de la laisser passer,
un autre type croisé à la sortie d'un immeuble qui dialoguait à bâtons rompus avec son ombre, je lui ai prudemment dit "excusez-moi" pour qu'il me laisse passer (je dis toujours "vous" aux schizos),
ou bien encore cette femme croisée dans la foule marmonnant toute seule en regardant ses pieds et haussant les sourcils à intervalles réguliers...
Par exemple, il y a eu ce type qui gesticulait sur un trottoir en faisant de rapides aller-retours entre deux lampadaires,
ce gars dans une file d'attente à la poste qui devient timbré parce qu'une mamie n'ayant qu'une seule lettre lui demande gentiment de la laisser passer,
un autre type croisé à la sortie d'un immeuble qui dialoguait à bâtons rompus avec son ombre, je lui ai prudemment dit "excusez-moi" pour qu'il me laisse passer (je dis toujours "vous" aux schizos),
ou bien encore cette femme croisée dans la foule marmonnant toute seule en regardant ses pieds et haussant les sourcils à intervalles réguliers...
Considérant cette dernière, je l'ai imaginé un instant comme une fille cachée de Batman, et que son monologue continu était en fait une émission d'ondes sonores, à la manière d'un sonar, qui lui permettait de fendre aisément la foule sans un regard pour son environnement, ses sourcils faisant office de capteurs.
Mais j'ai revu le dernier Batman, et elle avait l'air beaucoup plus agée que Bruce Wayne, donc ce n'est pas possible.
Mais peut-être que tous ces gens sont en phase avec la réalité actuelle et ont trouvé dans la folie un moyen d'éviter la foule.
Par ailleurs, je ne veux en aucun cas donner de crédit à quiconque en profiterait pour juguler toute pensée créatrice ou artistique. Certains ont tôt fait d'assimiler excentriques et artistes.
Un grain de folie, peu être un grain sympathique, tant qu'il n'est pas germé.
Par ailleurs, je ne veux en aucun cas donner de crédit à quiconque en profiterait pour juguler toute pensée créatrice ou artistique. Certains ont tôt fait d'assimiler excentriques et artistes.
Un grain de folie, peu être un grain sympathique, tant qu'il n'est pas germé.
Après tout, je ne les connais pas personnellement tout ces gens, je n'ai aucun diplôme reconnu en psychiatrie, et, telle la vieille truite, me méfie des appâts rances.
Justement, hier je déjeunais tranquillement dans un petit restaurant, et une grande femme rousse à deux tables de moi a passé son repas entier parlant, gesticulant et marmonnant dans ce qui semblait être un brouillard de confusion.
Je ne pouvais détacher mes yeux d'elle.
En partie par curiosité, et en partie par souci pour ma sécurité.
A la fin de son repas, elle se leva pour payer, et tout est devenu clair : elle portait une oreillette, un de ces trucs que vous utilisez avec votre téléphone cellulaire. Je ne l'avais pas vu.
Je ne pouvais détacher mes yeux d'elle.
En partie par curiosité, et en partie par souci pour ma sécurité.
A la fin de son repas, elle se leva pour payer, et tout est devenu clair : elle portait une oreillette, un de ces trucs que vous utilisez avec votre téléphone cellulaire. Je ne l'avais pas vu.
Donc, elle n'était probablement pas folle, après tout. Mais je me méfie de leur salades aux rousses, elles en font souvent des montagnes.
C'est là que m'est venu une idée pour faire face aux vicissitudes de la vie en 2011.
Si en effet vous êtes susceptible de devenir totalement fada en 2011, achetez donc une de ces oreillettes, cela se trouve dans les magasins où il y a pleins de tout petits téléphones. Pas la peine de prendre la plus chère, car vous n'aurez même pas besoin de l'allumer.
Ensuite, il suffit de la porter partout où vous allez.
Vous pourrez commencer à vous entraîner à baver, criant et agitant les mains autour de votre tête. Tant que vous avez cette chose dans votre oreille, vous serez en mesure de faire le cinglé en plein jour, en toute impunité, et personne ne trouvera à y redire.
Lorsque enfin vous craquerez sous la pression des prêts hypothécaires qui vous saignent, des contaminations nucléaires, ou même de simple lobotomie après un stage dans une secte apocalyptique, vous serez prêt.
C'est dingue, non ?
mercredi 22 juin 2011
Tête de la musique bis repetitat
Le 22 juin est un jour où j'ai mal à la tête.
C'est ainsi, annuellement, cruellement.
Pour fêter l'été, à moins que vous ayez la chance d'être sourd, ou exilé dans les montagnes, vous n'avez pu louper que chacun voulait y aller de sa petite partition.
Les cons sont bruyants en général. Un con silencieux, c'est suffisamment rare pour être souligné.
Et comme pour la fête de la musique tous les débiles ont le droit de s'improviser DJ, ça fait du bruit.
Car il y a un paquet de beaux débiles. Des centaines de milliers de décibels.
Sur le coup de trois heures trente du mat, après 54 268 boums à un rythme de trois boums toutes les secondes en moyenne, j'avais envie de flinguer le gars avec sa sono dans la rue.
Et de lui faire bouffer ses oreilles dans le même tempo.
Je l'ai observé à travers les persiennes.
Il était ravi, les acouphènes probablement confits au cérumen. C'était son heure de gloire. Il pointait régulièrement le doigt vers Dieu pour le prendre à témoin, enchaînant des morceaux tellement nuls que même Hadopi ne veut pas en entendre parler.
Quelques groupies éparses gigotaient devant lui, quatre ou cinq sans but fixe accompagnés de clébards, titubaient à coté. Pathétique, mais presque comme dirait l'autre.
Si il savait que derrière mon volet, j'ai monté et démonté 23 fois le fusil de chasse de mon grand-père...
Que j'ai bavé de luxure en introduisant avec un plaisir pervers les cartouches dans les canons.
Que je frissonnais de désir au bruit du canon qui claquait en se refermant, comme un coup de fouet sur une croupe cambrée.
Que j'ai eu d'horribles pensées inconfessables en caressant lentement la crosse, suivant ses contours les plus intimes.
Il aurait moins fait le malin.
J'ai fantasmé un long moment dans la pénombre, le souffle court, l'oeil vitreux, m'imaginant oeuvrer pour le patrimoine de la musique française en l'assassinant en ce jour symbolique, lui offrant par la même occasion, grâce à sa mort violente, une postérité qu'il n'aurait jamais atteint de son vivant...
Mais non, pas envie de me retrouver au violon non plus.
C'est ainsi, annuellement, cruellement.
Pour fêter l'été, à moins que vous ayez la chance d'être sourd, ou exilé dans les montagnes, vous n'avez pu louper que chacun voulait y aller de sa petite partition.
Les cons sont bruyants en général. Un con silencieux, c'est suffisamment rare pour être souligné.
Et comme pour la fête de la musique tous les débiles ont le droit de s'improviser DJ, ça fait du bruit.
Car il y a un paquet de beaux débiles. Des centaines de milliers de décibels.
Sur le coup de trois heures trente du mat, après 54 268 boums à un rythme de trois boums toutes les secondes en moyenne, j'avais envie de flinguer le gars avec sa sono dans la rue.
Et de lui faire bouffer ses oreilles dans le même tempo.
Je l'ai observé à travers les persiennes.
Il était ravi, les acouphènes probablement confits au cérumen. C'était son heure de gloire. Il pointait régulièrement le doigt vers Dieu pour le prendre à témoin, enchaînant des morceaux tellement nuls que même Hadopi ne veut pas en entendre parler.
Quelques groupies éparses gigotaient devant lui, quatre ou cinq sans but fixe accompagnés de clébards, titubaient à coté. Pathétique, mais presque comme dirait l'autre.
Si il savait que derrière mon volet, j'ai monté et démonté 23 fois le fusil de chasse de mon grand-père...
Que j'ai bavé de luxure en introduisant avec un plaisir pervers les cartouches dans les canons.
Que je frissonnais de désir au bruit du canon qui claquait en se refermant, comme un coup de fouet sur une croupe cambrée.
Que j'ai eu d'horribles pensées inconfessables en caressant lentement la crosse, suivant ses contours les plus intimes.
Il aurait moins fait le malin.
J'ai fantasmé un long moment dans la pénombre, le souffle court, l'oeil vitreux, m'imaginant oeuvrer pour le patrimoine de la musique française en l'assassinant en ce jour symbolique, lui offrant par la même occasion, grâce à sa mort violente, une postérité qu'il n'aurait jamais atteint de son vivant...
Mais non, pas envie de me retrouver au violon non plus.
dimanche 12 juin 2011
mardi 31 mai 2011
Neuronanisme
Ceux qui s'adonnent à la masturbation intellectuelle, c'est souvent parce qu'ils ont un trop gros poil dans la main pour faire autrement.
lundi 11 avril 2011
C'est lundi, hop, hop.
Finalement la seule personne qui comprend bien ma langueur du lundi matin, c'est ma cuillère à café.
Elle n'hésite pas a replonger dans le bain dés mon arrivé au bureau, et ce soutien indéfectible est d'un grand réconfort.
Elle est fidèle, simple, discrète, et pourtant prête à faire tout un tas de révolutions pour moi. Toujours dans le bon tempo, espresso s'il le faut.
Elle s'immerge sans boire la tasse, égaye mon humeur morose en roulant des hanches langoureusement, entraînant à sa suite une cape soyeuse et noire, pleine de mystères et de parfum exotique.
Les matins toxiques, son cliquètement nerveux me soulage, comme si je défonçais à coup de masse ma pile de dossiers pendants.
vendredi 18 février 2011
Histoire d'E
Il y a quelques fois, des chasseurs de dragons qui osent charmer les princesses.
Ils leur offrent un aspirateur dernier cri, une gazinière bleue électrique.
Pour les occuper, ou les éblouir.
C'est moyen, je sais, mais tellement masculin...
C'est moyen, je sais, mais tellement masculin...
Mais elles préfèrent souvent jouer au véto, ou ont des tendances zoophiles, je ne sais pas, en tout cas elles les transforment en crapaud d'un traître coup bas (tracien).
C'est moyen, je sais, mais tellement féminin...
C'est moyen, je sais, mais tellement féminin...
Ensuite, la vie est plus tranquille, ils font des concours de rots au clair de lune, du trampoline sur les nénuphars, des siestes vaseuses, et prennent la mouche de temps en temps...
Jusqu'à ce qu'ils tombent sur une princesse désœuvrée qui aime les batraciens, ou les chasseurs de dragons.
Comme histoire, c'est moyen, je sais, mais tellement humain.
Comme histoire, c'est moyen, je sais, mais tellement humain.
lundi 7 février 2011
jeudi 27 janvier 2011
Idée noire.
Je me demande si tout ces gens qui militent pour ou contre l'euthanasie sont prêts à mourir pour leurs idées...
jeudi 20 août 2009
Encore un peu, siouplait.

Pendant que certaines rosifient les estivales, suivez mon regard concupiscent, je reverdis dans les estives du pays.
Derniers instants de bonheur champètre avant d'affronter la fureur de la rentrée.
Les cafés du matin avec les anciens du village, du fromage de berger sans terre dégusté dans un cayolar entre Ahuski et Béhorléguy, un p'tit coup de blog à la terasse de Sotua qui offre le wi-fi sous les parasols Kronenbourg, et trois bons gros bouquins, voila ce dont j'avais besoin
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