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mercredi 9 avril 2014

Dictons bidons



Issu d'une région réputée, à tord, pour ses cons et, à juste titre, pour ses espadrilles, je crois pouvoir me targuer d'un certain bon sens qui hélas me fait soudain défaut à proximité de la gente féminine.

Par ailleurs, mon nom de famille est une traduction régionale de "loup", et je peux donc fièrement déclarer que toutes mes conquêtes l'ont forcément vu.

En revanche, je n'ai jamais cherché à comprendre ce ridicule dicton de chez nous qui énonce "Qui a le loup pour mari, jette souvent la vue sur le bois". Je crois néanmoins que mon ex-femme l'avait compris.

Puisque l'on en est aux proverbes, il m'en revient un autre, qui a souvent guidé ma vie sentimentale : "Il ne faut pas chercher loin pour trouver l’amour.”

En effet, j'ai souvent accordé bien plus d’importance à la proximité géographique qu’au tour de poitrine de mes petites amies potentielles. Pour faire plus simple, on va dire que j’ai bien souvent fini par emménager avec mes voisines. Ou leurs copines.

Tous les matins ouvrés de la semaine, nous nous croisions.

Elle, sagement assise, attendant le bus, le regard absent, indifférente à mon corps d’athlète anémique.
Un jour je lui ai dit : “C’est marrant, je crois qu’on est voisins !”
Et elle m’a répondu : “Ah ouais ? Dis donc, t’es pas très épais…”

On peut me dire des tas de choses sans que je me vexe. Des trucs sur ma mère, tout ça. Je m’en fous, j’assume complètement son statut de prostituée. En revanche, si y’a bien un truc que je ne supporte pas, c’est qu’on insinue que je suis maigre. Même si à l'époque c’était un peu vrai.
Et pourtant, là j’ai souris.
J’ai bredouillé quelque chose du genre : “Bin euh, c’est pas vraiment ma faute… la morphologie… la guerre… les privations.”
Elle aussi avait souri.
Elle avait souri, et j’étais tombé amoureux.

Je n’avais même pas respecté le protocole : regarder ses fesses, ses mains, ses seins, ses revenus.

Un matin de septembre elle m’a annoncé qu’elle avait rencontré quelqu’un. Je crois que je l’ai embrassée avant même que sa phrase ne soit terminée. Et puis quoi encore ? j’allais pas me laisser damer le pion par un amour de vacances. Très rapidement, j’ai dû lui faire signer un contrat oral (avec la langue), l’engageant à me tester pendant un mois.

Des fleurs tous les jours, des poèmes aux shamallows, des cinémas normaux, des jardins pudiques, des cafés sur des terrasses au lever du jour, des poèmes aux carambars, des promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas, des fleurs le soir aussi, des sérénades dans le cou...
Le mois a fini par s’écouler.
Épuisant.

“Écoute…” me dit elle. “T’es un jeune homme sympathique, drôle, fortuné, avec sans doute un sexe énorme (ça elle ne l’a pas dit, mais ça me fait tellement de bien de l’écrire et puis si je le dis pas ici beaucoup ne le sauront jamais) mais bon voila… Physiquement..enfin, tu vois quoi ? ” qu’elle me dit.
“T’es sûre ? (Parce que je vais me tuer hein)”
“Oui je suis sûre. (va te tuer)”

J’ai écouté “Flip-flap” des Forbans en boucle pendant une semaine. La vie n’avait plus aucun sens. La chanson non plus d’ailleurs.

Et puis le téléphone a enfin fini par sonner. J’ai bien attendu avant de décrocher, c’est ma tactique pour faire croire aux personnes qui m’importent qu’elles sont insignifiantes. J’avais lu ça dans un “Jeune et jolie” de ma sœur. C’est super efficace.

Du coup, nous sommes restés 2 ans ensemble.

Des poèmes aux steaks hachés, des fleurs parfois, des sérénades sur son mp3, des jérémiades aussi, des “je t’aime”, des “moi aussi”, des rires, des sourires, des assiettes sales, des chaussettes aussi, des larmes, des “non pas ce soir”, des “bon tant pis”...

Et puis un matin de septembre, je suis parti. J’avais des trucs à faire.

mardi 20 août 2013

La comédie inhumaine.

J'ai rencontré Florence au théâtre. 

Non pas lors d’une représentation, mais au sein d'une troupe d’acteurs. De théâtre donc.

Il y a quelque temps, un copain metteur en scène s'est retrouvé dans la panade une semaine avant la première de sa pièce, le titulaire d'un rôle s'étant cassé la jambe. 

Après avoir tenté en vain de débaucher, ou d'embaucher, d'autres acteurs, il m'a demandé de remplacer le boiteux au pied levé.

J'ai accepté un peu sans réfléchir.
Je n'avais jamais fait de théâtre auparavant; mais le challenge me plaisait bien, et il fut suffisamment convainquant en m'assurant que je n'avais qu'un petit rôle, et que ma partenaire était charmante.

Je vous passe les détails techniques de la mise en scène, bien que ce soit finalement assez intéressant pour un néophyte comme moi de découvrir les petits trucs et astuces qui échappent àau spectateur.

Pour résumer, mon rôle était plutôt secondaire, voir tertiaire : j'étais le frère de la fameuse Florence, et nous devions entrer en scène au troisième et dernier acte, nouveaux venus dans un camps de concentration déjà bien agité.
Nous amenions avec nous, caché dans nos affaires, un petit miroir, denrée rare qui attisa la convoitise de certains cadors et autres kapos, et grâce à cela nous eûmes très vite une grande influence sur les autres détenus avant de terminer chefs suite à une élection. Je pourrai ajouter que cela se passait en Gascogne, et que certaines répliques étaient donc en occitan.
Oui, on est loin de la Chèvre de Monsieur Seguin, le résumé peut sembler un peu bizarre, et ne rend pas hommage à un scénario plein d'allant biquet.

Dès que j'ai vu Florence – la plus jolie fille de la troupe – son sourire de bienvenue m’a ébloui. A moins que ce soit les spots, mais en bon toutou célibataire, j'ai senti ma queue frétiller pour ce petit bout de femme de 25 ans, et très vite le courant passait plutôt bien entre elle et moi.

Je sentais que je lui plaisais mais, compte tenu de l'échéance et des délais assez courts de nos obligations théâtreuses, les répétitions étaient très studieuses, sous l'œil critique et attentif de mon metteur en scène de pote. 

Le soir de la première, nous étions bien évidemment stressés tous les deux en attendant dans la loge notre entrée en scène. 
Répétant un peu, discutant beaucoup, de fil en aiguille, plutôt que de tricoter, nous avons commencé à fricoter. Et l’on s'est embrassé.

Comme au cinéma.

Florence a immédiatement relevé le caractère incestueux de ce baiser. Cela semblait beaucoup l'amuser qu'un frère et sa soeur se bécotent en loge. Nous avons même failli rater notre entrée en scène. 
Finalement, sur un petit nuage tous les deux, la représentation s'est super bien passée. Tout du moins pour nous. Dans mon enthousiasme, je qualifierai les applaudissements épars dont nous avons été gratifiés comme un grand triomphe.

Margot, mon ex-épouse, était venue avec les enfants pour assister à mes débuts d'acteur.
Lorsque je dis à tout le monde que nous avons gardé d'excellentes relations malgré notre séparation, ce n'est pas du pipeau. Pour preuve, lors du petit pot qui suivit, elle m'a même félicité pour ma prestation. Les enfants aussi d'ailleurs. 

Comme quoi ils ont bien été élevés.

Je suis resté un moment avec eux, je leur devait bien ça, mais en fait je surveillais Florence du coin de l’œil, repensant sans cesse à notre échauffement en loge.

C'est peut-être un détail de l'histoire pour vous, mais au détour d'un petit four, je l'ai présentée à Margot. 

Florence, un peu provocatrice, n’a pu s'empêcher de lancer une petite vanne sur la chance qu'elle avait d'avoir un frère comme moi dans la pièce, plaisanterie que Margot a moyennement appréciée de la part de cette jolie fille, plus jeune d’au moins 15 ans (et ça, ça ne pardonne pas) et qui semblait de surcroît partager avec moi une connivence un peu trop marquée à son goût.

Je repartis sagement chez moi après avoir raccompagné Margot et les enfants.

Le lendemain, rebelote dans les loges. Toujours sans les cartes.
Notre flirt, commencé plus tôt, a été bien plus poussé. Baisers, soupirs, caresses frénétiques, elle m’a presque supplié de la prendre. Galamment, j’ai pris sur moi.
J'ai vite réalisé que ma carrière d'acteur, que ce soit dans le théâtre ou dans le porno, avait peu de chance d'avoir un grand succès, mais cela nous a fait du bien. 

Le soir, après le pot, je suis allé chez elle et nous avons remis ça, plusieurs fois durant la nuit. Cette fille était insatiable ; mais notre différence d'âge m'a rattrapé et j'ai fini par demander grâce.

C’est alors qu’elle a commencé à me raconter sa vie : fille unique, célibataire depuis un an, en manque de mecs, se décrivant elle-même comme légèrement nympho et qu'elle aimait la façon dont je lui caressais les fesses, et son chat Aslan, un tellement gros matou qu'il me fixait avec un air bovin...
Le moulin à paroles avait démarré.
Je me suis endormi alors que sa mère avait refusé de lui acheter une robe pour son onzième anniversaire, je crois, ou alors pendant que sa collègue de bureau parlait de ses varices. 
Je ne sais plus.

On s'est revu ; je passe sur sa conversation, omniprésente, obnubilante, mais étonnamment inintéressante.

Heureusement, à chaque fois elle était superbe, toujours bien habillée, très féminine, avec de jolis dessous, et chaude comme la braise. 

Elle aimait le fait que je sois « un homme accompli », comme elle disait si sérieusement. Pourtant, s’il y a bien un truc que me reprochait mon ex-épouse, c'est mon immaturité.

Ce qui est ridicule puisque j'ai 47 ans.

Et demi.

Bref, si j’étais hermétique à son babillage incessant, je résistais peu à son badinage pressant...
Je ne saurais dire si c’étaient les 20 ans d'écart qui m'empêchaient d’apprécier ses états d’âme; en revanche, concernant l’aspect charnel de notre relation, sa jeunesse était plus que rafraîchissante.

Un jour, alors qu’elle était coiffée d’un chignon compliqué, j'ai soudain réalisé qu'elle avait un faux air de Sharon Stone... Je n’avais jamais fait le rapprochement, mais effectivement, ce nez droit, ces yeux verts et  sa blondeur étaient une version, extrêmement loquace, de l'actrice.
Cette idée sur le coup ne m’a fait ni chaud ni froid. J'suis assez basique d'instinct comme gars.

Ce jour-là, Florence a remis sur le sujet cette histoire de frère et sœur incestueux. Elle m'avoua qu'en tant que fille unique, ce genre de fantasme la rendait « toute chose » et elle voulut savoir si, moi aussi, cela m’excitait.

J'aime beaucoup ma grande sœur, mais fraternellement.
De plus, je dois bien avouer qu’elle n'est pas vraiment canon. Peut-être que si Angelina Jolie avait été ma sœur, j’aurais aimé qu’elle m’asticote plus jeune ; j’aurais même certainement apprécié qu’elle me mette des fessées de temps en temps...

Mais non. 

Je ne sais pas pourquoi, mais pour une fois que son baratin sortait des sentiers débattus, il  éveilla un peu mon intérêt, et je lui ai répondu que oui, pourquoi pas... Embrayant derechef sur mon consentement, elle a alors voulu que je l'appelle du prénom de ma sœur pendant que l'on ferait l'amour. 
Je lui ai alors dit qu'elle se nommait Sharon (alors qu'elle s'appelle Astrid), prénom qui m’est venu logiquement à l’esprit compte tenu de la constatation que j’avais faite un peu plus tôt.

Et nous voilà à nous chauffer, Florence-Sharon faisant les mijaurées à grand coup de « C'est pas bien, les parents ne vont pas être contents… » mais oubliant tout de même de retirer ma main baladeuse alors qu'elle me rejouait la scène du décroisage de cuisses.
Finalement, mon initiation théâtrale s’avérait utile ; et par conscience professionnelle, je poussais le trait jusqu’à vivre mon rôle pleinement. 
Ce n’était plus Florence, mais Sharon qui se débattait faiblement entre mes bras. Peu à peu, cette simulation    nous a transportés tous les deux. Ce fut fantastique de passion, un grand moment de cinéma d'action.

On a remis ça plusieurs fois, souvent à son initiative. À chaque fois, elle faisait semblant de ne pas vouloir, je lui attachais parfois les mains au lit ou dans le dos, et j’avais également trouvé un autre avantage à la situation : je pouvais également la bâillonner et couper ainsi son babil incessant.

Le problème c'est que l'on ne faisait pas l'amour tout le temps, et, au fil du temps, son papotage eut raison de ma patience et de ma passion.

Paradoxalement, lorsqu'un matin je lui ai dit que je ne supportais plus son bavardage, elle resta coite. 

Pour la seconde saison théâtrale, j’ai bien entendu refusé de reprendre mon rôle de frère, me voyant mal gérer un esclandre familial en pleine représentation...

Ma carrière théâtrale s’acheva donc ainsi, par une indigestion de verbiage, et mon histoire d’amour par un silence glacé.

mercredi 6 février 2013

Fatwa du bien

Comic strip
La bonne blague de la semaine nous est offerte par l'impayable Cheikh Abdullah Daoud d'Arabie Saoudite qui a publié il y a peu une fatwa pour que le port de la burqa soit obligatoire pour les bébés de sexe féminin.

Ce brave homme, au fait de l'avant-garde vestimentaire, a eu cette brillante idée afin tout simplement de protéger ces nouvelles nées.

Certes la météo locale ressemble beaucoup à celle de notre riante Bretagne où après la pluie vient la pluie, sauf que là-bas lorsqu'il ne fait pas pas soleil c'est qu'il fait nuit. 
Mais il ne s'agit pas les protéger des coups de soleil.

Il n'entre pas non plus dans des considérations stylistiques, prévenant ainsi les inévitables prises de becs vestimentaires entre mère et fille.

Non la cause en est beaucoup plus hygiénique : voiler le nouveau-né éviterait ainsi tout abus sexuels du petit nenfant sans défense.

Fallait y penser.

A l'heure où dans les pays occidentaux le moindre prêtre ayant tripoté un tantinet une de ses brebis se voit porter au bûcher, on avait peu d'exemple rapporté d'abus pédophile dans les milieux islamistes. 

A croire qu'ils ne nous disaient pas tout les coquins...

Grâce à Monsieur Daoud, on en saura encore moins, puisque les poupons seront ainsi mieux protégés, ce qui laisse à penser qu'ils ne l'étaient pas jusqu'à présent. 

Mieux, ils pourront s'étouffer tranquillement, cachés sous leur voile protecteur, loin des yeux, loin du coeur.

Cette excellente idée possède néanmoins une faille :  si les bébés filles peuvent aguicher, et titiller les pulsions naturellement libidineuses des hommes, aussi saints soient-ils, les cacher ainsi va-t-il faire oublier aux vertueux que sous la petite burqa se trouve une nourissonne dodue et vagissante ?

Un esprit un minimum observateur fera inévitablement le rapprochement entre la créature tentatrice et la tenture protectrice.

Le mieux serait de mettre un voile sur cette burqa.

mardi 20 mars 2012

Men & Women

Franchement je ne suis pas contre la parité, l'égalité des sexes, et tous les trucs d'aujourd'hui comme ça qui font kiffer les meufs.

A terme, j'en viendrai même à imaginer des toilettes unisexe dans les lieux publiques.

Fini les séparations sexistes, à bas la discrimination hygiénique !

L’aboutissement ultime de la modernité.

A première vue, l'idée est plutôt séduisante.
En tout cas aux yeux de tous mes potes à qui j'en ai touché deux mots.
Pour ce qui est de mes copines j'ai eu droit à quelques grimaces. 

Mais qu'importe.

Imaginons que vous (les garçons) ayez une envie pressante, genre un besoin critique de vous vider la vessie.

Déesse merci, des toilettes, mixtes donc, se trouvent à proximité.

Vous vous garez à l’arrache devant l'urinoir le plus proche et vous soulagez enfin. Cette libération provoque alors un apaisement quasi tantrique accompagné d'un gémissement de bonheur. Vous touchez du doigt le nirvàna pourrait-on dire.

Rhaaaaa....

En plein extase, au milieu de votre râle de soulagement alors que vous approchez de la réalité ultime, vous apercevez tout d'un coup sur votre droite deux filles qui vous regardent, ébahies, les yeux écarquillées, la bouche en O.

Croyez-moi c'est une situation plutôt inconfortable ! 
Se faire surprendre en plein revival du stade anal est extrêmement gênant. Inutile de vous dire que le plaisir qui vous submergeait se trouve subitement anéanti. 
Par ailleurs dans la précipitation qui s'en suivra, il y a de fortes chances pour que vous vous égouttiez malencontreusement sur votre pantalon.
Bref, c'est la loose.

Dans le même genre, mais avec moins d'empressement, imaginons que vous vous accordiez un petit plaisir pétomane en même temps.
Pas la peine de froncer du nez, l'homme (et donc la femme, l'égalité des sexes ça s'assume recto-verso) pète en moyenne 17 fois par jour. Et finalement péter dans des toilettes est plutôt adéquat. 
Sauf lorsqu'une fois que vous vous êtes allégé bruyamment, une fille sort alors des toilettes derrière vous...
Re-loose.

Dans un autre genre, l'autre jour j'étais face à mon urinoir.
J'étais plutôt cool, gérant un nirvana des plus discrets, et aucun échappement méthanique ne venant troubler cette quiétude. Un gars peace and love.
Et là j'entends une des portes des toilettes derrière mon dos qui s'ouvre, un claquement nerveux de talons aiguilles sur le carrelage du sol. Je me retourne discrètement, en prenant bien soin de ne pas bouger mon bassin, merci les leçons de golf, et mon regard croise les yeux les plus chauds qui existent.
Un mélange sombre comme une nuit de débauche, un sourire à croquer comme une fraise bien mûre. 
Une apparition de cinéma, malheureusement rattrapée par la réalité d'une bande-son pourrave à base de chasse d'eau bruyante.
Un début de love story qui termine en roman à l'eau de chiotte...
Blues Loose.

A ce p(r)opos, dans les films les toilettes des filles sont souvent un lieu d'échange convivial sur les bienfaits des beaux gloss et gosses brillants.
Ce qui n'est pas vraiment le cas dans les toilettes des hommes où l’atmosphère, quant elle n'est pas irrespirable, ne prête pas à la franche camaraderie.

Je suis persuadé que ce sera également le cas dans les toilettes unisexes où règnera un silence glacial, seulement troublé par quelques soupirs nirvanesques, chasses d'eau et autre gazouillements méthaniques.

Donc inutile d'imaginer que ce sera un endroit de drague. Comment rester concentré sur son sujet en entendant les pets d'un gros pépère se soulageant...

Non aux toilettes mixtes.

D'ailleurs, là où il y a de l'hygiène, y'a pas d'plaisir.

jeudi 28 juillet 2011

Le parcours du con battant.

Ce que j'aime chez les femmes c'est qu'elles me rendent parfois con.

Par exemple, lorsque je veux argumenter sur l'égalité des sexes, je ne peux m’empêcher de repenser à tout le mal que je me donne pour lever une fille : être spirituel, bien habillé, parfumé, lui offrir son repas ou ses boissons, être attentif à ce qu'elle dit, être prévenant, et même rire à ses traits d'humour, bref tout un tas de tralalas que je ne fais pas en temps normal.

C'est d'autant plus con que je fais tout cela sachant pertinemment que le lendemain je vais le regretter, parce que dans, disons, 80% des cas je vais rentrer seul, la queue pendante entre les jambes.
Dans les 20% restant, il y a également de fortes chances pour que je ne sois absolument pas performant compte tenu des litres d'alcool que j'aurais ingurgité afin d'oublier ma condition d'homo-erectus de base et entrer dans le personnage de Prad Bitt.

Si je décompte un pourcentage décent de filles qui me vomissent dessus dans les cinq premières minutes, celles qui ont des soquettes roses trouées, du poil sous les bras, des règles abondantes, et un quota nécessaire de transsexuels, disons qu'il reste un pathétique 3% de taux de réussite pour une nuit d’anthologie.

En revanche, une fille landa (enfin pas trop landa quand même si possible), si elle veut de moi, elle a juste besoin de me demander "excusez-moi ça vous dirait de venir me baiser chez moi ?", et dans, disons, 80% des cas, je me contenterai d'un rapide acquiescement, sans chichi, à jeun, frais et dispo, et dans 97% des cas, elle prendra son pied, d'une manière ou une autre, voir un autre.

L'égalité...mon cul.

Mais quand j'y réfléchis vraiment, je me sens encore plus con.

Bon disons que je réussis cette première épreuve haut la main, enfin pas la main, mais bon comme j'ai passé cette première épreuve, je vais conserver un semblant d'élégance et éviter les mots comme bite, queue, ou chibre...

Bref, ce fut Broadway, Las Vegas, Disneyland avec tour gratuit et extra-balle en bonus, et l'on décide de se revoir.
Puis, on se revoit encore une seconde fois la semaine suivante, puis une troisième et une quatrième la troisième semaine, puis exponentiellement assez souvent pour que, inévitablement, je sois invité à rencontrer ses parents. 

C'est logique, mathématique, cartésien. Cela s'appelle le grand amour.

Son père (s'il est encore vivant) sera plus soupçonneux et scrutateur qu'un douanier turc venant de visionner Midnight Express.
Chacun de vos gestes, chacune de vos réponses, seront surveillés et analysés par quelqu'un qui vous verra tout d'abord comme un prédateur sexuel voulant pervertir à tout jamais l’innocence de sa petite fille. 
Vous êtes l'ennemi et serez traité en conséquence. 
Et inutile de lui dire que sa gentille petite princesse est une experte de la fellation en voiture, et qu'elle est plutôt partante pour tout un tas de petits jeux érotiques qu'il n'a certainement jamais expérimenté.

Sa mère, une fois qu'elle aura constaté que vous n'êtes pas trop moche, ni trop bronzé ou trop blanc suivant les cas, cherchera à déterminer votre stabilité financière, si vous êtes un battant et pourrez assurer un avenir décent à sa fille.
Il est a noter que les questions d'argent sont souvent abordées par l'élément féminin du couple.
C'est une putain de tendance à tenir compte.

Lorsque c'est vous, le garçon, qui ramenez une fille à la maison une fille, la situation est cependant complètement différente.

Votre mère essaiera simplement de décider si votre copine est une salope ou pas.
Si votre petite amie est customisée avec option piercing, elle sera instantanément qualifié de sale pute. Quelqu'un qui aborde un piercing au visage a très certainement ses mamelons et le clitoris également poinçonnés. Et quand il viendra à l'esprit de votre sainte mère qu'elle a donc exposé son clitoris à d'autres personnes que son fils, elle va subitement poser sa fourchette et silencieusement laisser échapper un cri de dégoût. Enfin...ce qui compte c'est le bonheur de son fils, se dira-t-elle, amère.

Votre père, quant à lui, restera assis là, souriant, se demandant si elle est bonne au lit, et si il y a une chance pour qu'une nuit il l'a croise sortant des toilettes en nuisette transparente, et si...Bref il y a de fortes chances pour qu'il s'abstienne de tout commentaire afin d'éviter un impair.

De toutes les manières, avec son joli sourire votre douce aura tôt fait d'embobiner votre petite famille, pour finalement vous plaquer au bout de deux mois, car la belle-famille finalement c'est pas trop son truc.

C'est con, mais c'est comme ça.

Même à ce moment là, on ne lui reprochera rien, arguant qu'il le valait mieux finalement pour vous.
En revanche, si c'est vous qui la plaquez, vous passerez pour le dernier des goujats ou des imbéciles.

L'égalité en réalité m’apparaît un peu...alitée.

Parfois, je déteste vraiment les femmes.

lundi 30 mai 2011

Fiesta mammaire

J'ai un soucis avec les dates.
Et mon épouse.

Par exemple, j'aurais aimé que la radio me rappelle mon anniversaire de mariage, le mois dernier, plutôt que la fête des mères ce dimanche. 

Profitant de l'absence de ma mamelue moitié partie observer les baleines au bord du Lac Léman avec son patron, afin d'effectuer un audit de promotion interne (joignant, ainsi qu'elle me le fit justement remarquer, l'utile à l'agréable), j'ai acheté un joli bouquet de petites fleurs que je livrais moi-même him-self à ma mère sur le coup de 11h45 sachant que je n'aurai à la supporter qu'un petit quart d'heure.
Les déjeuners de la maison de retraite  sont servis à midi pétante comme la majorité des pensionnaires. 

Elle en fut tellement ravie qu'elle se souvint  même du prénom de mon frère ainé, ce qui est un progrès notable  puisque jusqu'à présent je bénéficiais de celui de mon arrière grand-père Amédé. 

Alors qu'elle grignotait avec gourmandise les fleurettes, je lui racontais les derniers potins de la famille : l'oncle Xavier qui avait disparu après avoir enterré ses enfants au fond de sa propriété, "c'est tellement mignon les jardins d'enfants" s'exclama t-elle enthousiaste, sa cousine Jo décédée prématurément à 103 ans, "Sûrement le coeur, me dit-elle, elle n'a jamais eu bon coeur cette vieille bique !", ou encore l'intérêt de ma femme pour les cétacés helvètes, "Des baleines en Suisse ? Et pourquoi pas des marmottes au Pôle Sud !". 
Vous l'avez compris, ma pauvre mère est un peu déboussolée...

Je ne pu m’empêcher d'en parler le soir venu à ma tendre, rentrée lasse mais satisfaite de sa journée.
C'est alors qu'elle ne manqua pas de me rappeler ma défaillance du mois dernier, me reprochant d'avoir l'esprit obnubilé par mon boulot, mes diagrammes prévisionnels, mes tableaux comparatifs et courbes de croissance conjoncturelles.

Elle se déclara excédée, en avoir a marre, vouloir de l'imprévu, du romantisme, de la poésie, et même de la folie ! Elle s'enflamma, allant même jusqu'à prétendre que j'avais plus aucun intérêt pour ses atouts mammaires !
Je ne voyais pas très bien ce que venait faire sa mère là-dedans, mais prudent, je m'abstins de relever et fis le mort, d'autant plus que je n'avais joué au bridge avec elle.

Sur cette tirade enflammée, elle partit se coucher et ajoutant que je ne comprenais rien à rien, et qu'elle avait besoin d'air, qu'elle retournerait demain chez sa mère, qui elle, au moins, avait toute sa tête et eut le courage de quitter son père pour vivre pleinement sa vie de femme.

Abasourdi, ce bouquet final me fit réaliser que mon couple était en péril à cause de quelques fleurs.

Il fallait que je fasse tout pour le sauver. Maman n'assimilerait jamais un tel bouleversement dans la famille, perdrait pied un peu plus et forcément coulerait définitivement.
Archimède n'a pas inventé l'eau tiède mais il avait compris ça.

C'est alors que j'eu moi aussi une idée de génie : j'allais lui démontrer par A + B, grâce à une présentation Powerpoint imparable en douze points principaux, en 35 minutes, que notre union est aussi évidente que la capitalisation boursière pour le développement d'une entreprise.

Et ça, à long terme, ça ne peut être que payant.

mercredi 18 mai 2011

Comment faire comprendre à votre petite amie que vous êtes chaud.


Difficulté:  Facile

En attendant de connaître les dessous, ou ce qu'il en reste, de cette affaire qui effraye la chronique, il est important de recentrer le discours, car la french touch en a pris un coup en matière de romantisme.
Et ça c'est très grave.

Jusqu'à présent nous avions plutôt réussi à nous faire passer pour les inventeurs du french kiss,  des esthètes raffinés, charmants, prévenants, galants, prévenant, séduisant, souriant de toutes nos dents,   bref, affublés de plein d'adjectifs comme ça, bon an mal an. Des décennies d'efforts, de mensonges, de compromissions, anéantis...

Elles croiront quoi les américaines maintenant ? Que les français sont tous des obsédés poilus en rut ?

Alors les gars, faut se reprendre en main, si j'ose dire.

vendredi 25 mars 2011

Les clefs de la crise


Paul Klee Nouvelle harmonie (1936)
"Tu savais que l'age moyen du divorce est de 40 ans pour les hommes, 37 pour les femmes ? Même à ce niveau-là mon mariage a été d'une banalité à mourir !", se lamentait, l'autre soir, un pote récemment séparé qui redécouvrait donc les joies du célibat à 40 ans.

Oui je le savais.
Tout le monde le sait.
En tout cas tout quadra divorcé le sait.

Etant moi-même passé par là il y a presque huit ans (c'est l'un des seuls secteurs de ma vie dans lequel j'ai fait preuve d'une certaine précocité), je possède aux yeux de mes nouveaux condisciples, l'aura d'un grand gourou, voir d'un kangourou  pour les plus hallucinés.

C'est donc avec une sagesse infinie, et une générosité mesurée, que je prêtais une oreille à ses doléances, prêt à lui faire partager  bienveillamment ma maîtrise des conjugalaisons imparfaites, passées, présentes, et même futures grâce à un petit carnet d'adresse de Sibylles en mal de mâles impies.

En l'espèce, l'homme avait passé la fin de l'hiver à se morfondre tel Blanche-Neige au soleil, les températures avaient été relativement clémentes.
Il reprenait donc vie avec l'arrivé du printemps, et ressentait le besoin d'aller conter fleurette, pour ne pas dire butiner, une belle plante de ses connaissances, autour de laquelle il tournait, mais qui lui fichait le bourdon.

En effet, elle ne le voyait que comme un ami très cher, un tendre confident, n'hésitant pas à lui dévoiler ses névroses le nez rose d'émotion, et même des questions sur l'essence de sa vie : fallait-il opter pour une voiture diesel ou électrique ?
Entre eux aucun sujet pratique n'était tabou, et bout à bout, elle s’offusquait que l'on considère comme un super-héros un gars qui se tape une nana tous les deux jours, tandis qu'une fille qui couche avec deux mecs par an passe pour une salope...

Bref, à son grand dam, la dame le trouvait charmant, mignon à croquer, mais certainement pas à sucer.

Paradoxalement je trouvais que son amie n'avait pas tout à fait tord : une clef qui ouvre de nombreuses serrures est certainement très pratique, mais une serrure qui s'ouvre avec tout un tas de clefs est forcément merdique...

Nous avions déjà pas mal picolé, et prêts à enfoncer quelques portes ouvertes de plus.

Il était tout à fait d'accord pour trouver que les femmes ont cette capacité exaspérante à nous prêter des qualités discutables, et à ne pas nous en offrir certaines,  indiscutables.

En fait, c'est comme si vous vous rendiez à un entretien d'embauche et que vous vous entendez dire que votre CV est parfait, que vous avez toutes les qualités requises pour le poste, que vous êtes le candidat idéal, celui qu'ils recherchaient depuis longtemps et qu'ils n'espéraient plus, mais que, non, vous ne serez pas embauché.

En revanche, pour vous consoler, ils vous annoncent qu'ils se serviront de votre CV comme base de comparaison pour tous les autres candidats, qu'ils embaucheront certainement quelqu'un de bien moins qualifié, probablement un peu alcoolique, et franchement abruti entre 22h et 10h. 
Et si au bout du compte, il est viré, ils embaucheront quelqu'un d'autre, mais toujours pas vous. 
Néanmoins, ils ne manqueront pas de vous appeler de temps en temps pour se plaindre des personnes qu'ils auront engagé.

L'image de Martin Page comparant le rendez-vous amoureux à un entretien d'embauche est d'autant plus vrai.

Devant son incompréhension du système, je lui confiais que si l'on connaissait les solutions pour résoudre la crise, nous n'en serions pas là, aujourd'hui, à discuter comme deux vieux cons.


lundi 7 mars 2011

Une journée différente.

J'en avais déjà abordé le sujet l'année dernière, et afin d'éviter de faire de passer pour un obsédé notaire, j'étais bien décidé à laisser ce sujet délicat aux groniqueurs gevronnés.(désolé, suis un peu enrubé) 
Et je ne suis pas notaire. 
Ni clair.

Seulement cette année c'est le centenaire. Les femmes ont ce super-pouvoir de contradiction qui fait le malheur des comiques. Et je suis biologiquement persuadé que ce sera le seul centenaire que je vivrai.

mercredi 23 février 2011

M'essayer, ce n'est pas m'adopter.

Photo: Christine Lebrasseur
(http://christinelebrasseur.blogspot.com)
Dans le cadre de mes études d'anthropologie numérique, vous le savez déjà, j'ai posté ma candidature sur adopteunmec.com, suite aux conseils d'une amie qui portait à l'époque un grand intérêt à mon éducation (mais qui, à la réflexion, ne souhaitait pas s'en charger).

Sur le moment, j'ai trouvé l'idée amusante et originale, mais l'autre nuit j'ai rêvé que je mutais en chihuahua, manucuré, câliné, exhibé, habillé, gratouillé, par une bimbo platine désoeuvrée.

vendredi 18 février 2011

Histoire d'E

Il y a quelques fois, des chasseurs de dragons qui osent charmer les princesses. 

Ils leur offrent un aspirateur dernier cri, une gazinière bleue électrique. 
Pour les occuper, ou les éblouir.
C'est moyen, je sais, mais tellement masculin...

Mais elles préfèrent souvent jouer au véto, ou ont des tendances zoophiles, je ne sais pas,  en tout cas elles les transforment en crapaud d'un traître coup bas (tracien).
C'est moyen, je sais, mais tellement féminin...

Ensuite, la vie est plus tranquille, ils font des concours de rots au clair de lune, du trampoline sur les nénuphars, des siestes vaseuses, et prennent la mouche de temps en temps...
Jusqu'à ce qu'ils tombent sur une princesse désœuvrée qui aime les batraciens, ou les chasseurs de dragons.

Comme histoire, c'est moyen, je sais, mais tellement humain.

mercredi 28 avril 2010

Trop au lit pour être honnête.

En cette période tourmentée où l'air chargé en pollen affole les jupettes, il est bon de jeter un oeil critique sur les fondements...de la République.

Oui, chers concitoyens et hyènes, notre Nation est en danger : le cancer de l’absurde ronge nos institutions, la légitimité des pouvoirs publics est ébranlée par l'intérêt particulier, puisque l’on en retrouve dix à la perte d’une, en un maux comme en dix : avoir plusieurs femmes, ça peut ressembler à un bordel.

Certes dans certains pays exotiques, cela ne pose aucun problème.


En Polygamie, par exemple, beau pays frontalier de la Monogamie avec qui il a toujours gardé de secrètes relations.
En Polygamie, il fait toujours chaud. 
Le pays est divisé en deux régions : la Polyandrie et surtout la Polygynie qui regroupe 90% des polygames. Très peu de divorces, beaucoup de mariages, le Polygame est un grand pourvoyeur de polichinelles. Le pays semble baigner dans une quiétude paradisiaque. 
Ce qui n’est pas si Coran de nos jours.


lundi 8 mars 2010

Le jour des femmes nuit-il aux hommes ?





Ils m'ont dit à la radio qu'aujourd'hui c’est la journée de la femme. Tout comme il existe une journée de la polio, du sida ou du cancer du sein.

Heureusement, je ne suis pas dupe, et je ne pense pas qu'être une femme, même jusqu'au bout des seins, soit une maladie si grave qu'il faille l'éradiquer.

En fait, il existe tout un tas de journées pour tout : une journée du sommeil, de la jeunesse, des infirmières ou des zones humides, ce qui ne veut pas dire que le sommeil et la jeunesse soient des maladies. C'est comme les infirmières ou les zones humides, ça n'a rien à voir avec les femmes...

En revanche, il n'existe pas de journée mondiale de la frite, alors que tous les jours, plusieurs millions de pommes de terre naïves et innocentes sont plongées dans l'huile bouillante. On est pourtant bien loin des 166 femmes mortes en France, en 2007, suite aux violences d'un con, jugal ou non.

Ne me faites pas dire ce que je ne veux pas vous faire lire : les patates et les femmes c'est différent.

La journée de la femme c'est pour lutter pour l'égalité des sexes, contre cet atavisme discriminatoire et darwinien qui prétend que nous sommes différents. Or, aujourd'hui l'homme et la femme doivent être égaux, identiques, interchangeables.

C'est là que je me dis que je suis pas de mon époque.

Si vraiment j'étais un gars moderne, j'aurai développé cette faculté de pouvoir faire deux choses en même temps comme téléphoner à mes copines et m'épiler sans hurler, même si je n'aime pas le cyclisme, passer l'aspirateur et lire Gala, chanter et mettre mes baskets.

Lorsque l'on prend de mes nouvelles, je ne devrai plus répondre par un laconique : «on fait aller», mais par : «Pourquoi ? J'ai mauvaise mine ? Tu me trouve vieux et moche c'est ça ? Tu ne m'aimes plus, c'est à cause du nouveau petit marchand de journaux qui est coiffé comme Clooney, je t'ai vu lui sourire quand il t'a rendu la monnaie, j'étais sûr qu'il y avait quelque chose entre vous, je le sentais, notre instinct masculin ne nous trompe jamais, tu es vraiment une salope, je retourne chez mon père.»

Mais bon, je sais que je ne suis qu'un pitre exemple né en Derthalie, et heureusement il y a eu par ailleurs quelques progrès depuis la préhistoire.

Depuis que les femmes ont réussi à apprendre à lire, les publications pour les hommes et les femmes présentent des textes écrits, plus ou moins longs c'est vrai, suivant le type de lecteur ou de lectrice. 

Sur la plage, par exemple, "Le Monde Diplomatique" sera plus souvent entre les mains d'un homme et "Voici" d'une femme. Qu'il soit plus aisé de se cacher derrière le Monde pour ne pas avoir a surveiller ses enfants n'a rien à voir.

Pour les autres magazines, les couvertures sont souvent décorées avec des mannequins jeunes et jolies. Le fait qu'elles soient habillées, chic pour les publication ciblée femme, ou pas du tout pour certaines revues éducatives masculines, prouve seulement que l'homme est moins concerné par la mode que la femme.

En revanche, il existe une discrimination flagrante entre les revues masculines et féminines dans les salles d'attente : vous trouverez des tas de Elle, mais jamais je n'ai trouvé, et pourtant je cherche à chaque fois, un Lui.

Oui, je sais, l'homme ne sait pas chercher, ni trouver, c'est dans sa nature, toutes les femmes vous le diront.

A leur décharge, elles reconnaissent volontiers, généralement lorsqu'il s'agit d'effectuer un trajet plutôt long, un créneau ou descendre la poubelle, que la femme, elle, ne possède aucun sens de l'orientation.

Là encore, la technologie vient à son secours, et une créatrice de lingerie brésilienne, Lucia Lorio, a ainsi intégré un GPS dans les sous-vêtements de sa dernière collection.

Ainsi je te trouverai plus facilement, ma puce.



mardi 19 mai 2009

Le mardi n'est pas ravioli pour tous.

(Mitic, fatwa plisir)



Mon Ambrouille, ma mal nommée adorable de petite fille, étant rhynopharingiteuse depuis son contrôle de grammaire d'hier, je reste à la maison surveiller mon ouaille.

Elle est partie pour passer sa journée couchée avec des bédés, elle est ravie, au lit.

Depuis deux, trois jours, le réchauffement de la planête est un peu plus sensible mais reste encore trés supportable. J'aimerai bien lézarder un peu au soleil, et me dire : pff kil fé cho ! (quand il fait chaud, je raccourcis tout) en sirotant une menthe à l'eau, mais non, j'ai beau vouloir, je n'arrive pas à faire ce qui me plait durant ce mois de mai.
Bon du coup, je vais préparer des aubergines farcies , un tsatziki, et du melon pour ce soir. Cela n'a aucun rapport direct avec la température ambiante, mais ce sera un bon paliatif à la faim de vacances.

J'avais dans l'idée, en commençant ce post, d'écrire un truc sérieux, profond voir insondable, afin de laisser une trace dans l'histoire.
Mais finalement non, je n'ai pas trop envie de me faire remarquer.
Pour vivre heureux, vivons cachés. Cet adage qui fait le bonheur de toutes les femmes musulmanes doit aussi pouvoir s'appliquer à mon cas.

A ce propos, on aurait tord de fustiger la condition des femmes dans les pays islamiques. Le voile, et a fortiori la burkha, sont finalement une grande chance pour toute les grosses et moches femmes poilues de ces régions sans eau ni porc. Ne nous voilons pas la face : la vision cannibalistique d'une horrible mégère s'empiffrant de raviolis au thon n'est-elle pas aussi écoeurante que la discrète présence de ces fantômes sombres avançant à petits pas furtifs à l'ombre des harems ? Ces femmes, puisqu'il faut bien les appeler ainsi malgré toutes leurs disgraces, peuvent ainsi d'un simple regard appater le mâle moustachu, sans avoir à se farder ou masquer leur cellulite adipeuse.
En plus de masquer les thons, la burkha permet aussi aux femmes de changer, ni vu ni connu, de partenaire, car ces coquines savent bien que leurs maris, tant que la voiture fonctionne, ne soulèvent pas le capot.

Evidemment ce n'est pas Broadway assuré pour Lilas Rose dont la remarquable croisade se trouverait alors sans objet. De même pour les borgnes et celles qui louchent, le problème est plus épineux...
Mais on ne va pas commencer à s'encombrer de bréteuses acidulées ou de bigleuses masquées. Avec la fonte des bébés chatons sur la banquise, la chasse au bazooka des tigres tamouls et l'aggressivité croissante des abeilles nymphomanes russes, il y a déjà assez de problèmes dans la nature. Surtout que grace à MTV, Lilas est en lice pour représenter le Pakistan à l'Eurovision, ni plus, ni moins.

Bon, moi qui voulait avoir des propos sérieux pour une fois, je me suis bien défoncé.

Mais je voudrai juste que les choses soient claires. Dieu m'est témoin, je n'ai aucun parti pris quant à telle ou telle religion. J'ai certes reçu une éducation de ravi de la crèche, mais faut pas charrier avec la charia, sinon je vais jamais pouvoir passer mes vacances en Iran...

Faut avouer que dans toutes les religions, il y a des pratiques quand même un peu poussées...Se faire couper le bout du zizi, la cruxifiction, la tonsure, même les bébés phoques ne subissent pas un tel traitement !

Faut faire fais gaffe, je sens l'oeil réprobateur du divin à la lecture de ces lignes... Heureusement il fait très nuageux aujourd'hui.
Je vais tout de même aller lapider deux ou trois garçonnes, ça me détendra.

mercredi 8 avril 2009

I love roux


Cela ne vous est jamais arrivé de rencontrer fortuitement un(e) vieil(le) camarade de classe ?
Je parle de quelqu'un de la maternelle ou du primaire; d'un vrai condisciple de cette époque de mammouths. 

Qui plus est d'être condisciple, il (ou elle) cumulait les doux surnoms de cageot (cagette), fayot (putasse), branleur (frigide), ou encore mongolito (a)...
On ne savait pas exactement ce que cela voulait dire mais cela avait l'avantage d'être un sujet de conversation inépuisable et consensuel (en un seul mot, comme condisciple).

Sans vouloir passer du coq à l'âne (et sans en faire tout un plat, je vous invite à en lire la fameuse recette), il y a quelques temps, je vis débarquer tout de go, dans mon bureau, une bimbo à la crinière flamboyante, aux rousseurs attendrissantes, au regard foudroyant. 

N'allez pas croire que je suis homme à m'enflammer pour la première bunny rousse qui passe dans mon champ de tir (bon si, un peu, mais c'est le propre de beaucoup de chasseurs).
Dans mon métier je suis plus habitué à cotoyer de charmantes petites vieilles dames, charmantes certes mais petites et vieilles, voir toutes mortes parfois, plutôt que des bombasses aux yeux d'émeraudes dans un écrin cuivré. (bombasse: terme typique du sud-ouest qui exprime toute l'admiration que nous pouvons avoir pour une femme d'une grande beauté)

Bref, je reste un peu scotché, mes deux ronds de flan tremblottant d'émotion.
C'est le propre des faux-maigres solitaires depuis trop longtemps.

D'entrée, son ton chaleureux me surprit un peu.

Peut-être savait-elle déjà que je n'étais plus célibataire depuis 30 secondes, que ma vie avait enfin un sens grâce aux nombreux enfants que nous allions faire ensemble. Lorsqu'elle me demanda si je ne me souvenais pas d'elle, j'hésitais pris d'un affreux doute : étais-je, ainsi que le prétend mon ex-femme vraiment atteint d'Alzeihmer ?

Non, une femme pareille je ne n'aurais pu l'oublier, même ivre, même mort.

La preuve : je me rappelle trés bien de Cameron Diaz le soir de la dernière finale de coupe du monde de foot.
C'était à Biarritz, c'était la fête (on préfère le rugby chez nous) et nous avons fait l'amour toute la nuit.
J'avais un peu bu, j'avoue, et pourtant je me souviens très bien l'avoir croisée dans la rue, devant l'Hôtel du palais. Elle était avec une copine, un peu moche je crois, en train de rigoler en américain. 
J'étais donc occupé à vérifier que mes pieds faisaient bien ce qu'ils avaient à faire. Et Je l'ai vu, un ange tout de blanc vétu : mini-petit short, débardeur minimaliste, nu-pieds indécents, les yeux aussi rieurs que sa grande bouche...
Je lui ai bredouillé un : "hello Cameron" avec l'accent de Manhattan.
Elle s'est retourné et m'a lancé un grand sourire extra-terrestre, un "bonnjourr" pas d'ici. 
Et alors ?
Et alors elle a bien compris que je n'étais pas de Manhattan, ces grandes stars se font plus blondes qu'elles ne le sont vraiment sur pellicule, Pourtant j'avais fait comme m'a appris mon cousin Phil, j'ai prononcé comme si j'avais la bouche pleine de shamallows (à la réflexion, je me demande si il ne m'avait pas parlé de chewing gum...de toutes manières il avait été en Californie). 
Et alors ?
Quoi encore ?
Ah oui, alors j'étais à un mêtre d'elle les gars.
100 petits centimêtres, tout au plus...
Et à l'échelle planétaire c'est que dalle. J'étais si prés d'elle que vu d'un sattelite c'est comme si j'étais en elle. Comme si nous ne faisions qu'un.

Ouais.
Quasi.

Et Cameron à coté de mon interlocutrice aux éphélides c'est de la gnognote de bac à sable...

J'en étais à refaire mes derniers mois à vitesse sub-neuronale pour retrouver quelques trace de cette déesse orangée, un peu déconcentré par d'autres pensées connesque et connexes.

Si on se fie aux éléments historiques concernant les rousses, il semble être évident qu'elles bénéficient, en général, d'une sexualité très généreuse.
Elles doivent être incluses dans les 5 % de femmes, qui, selon Georges Brassens, ne s'emmerdent pas en baisant. Il y a environ 2 % de Rousses en France. Il reste donc 3 % de femmes ayant d'autres couleurs de cheveux pour faire rêver les hommes ! Entre les blondes, les brunes, les chatains, les blondes vénitiennes, les grises et enfin toutes les couleurs manga, il y a quand même 200 % de chances que ma rousse soit une bombasse de première. (bombasse : terme typique du sud-ouest pour désigner une femme à mini vertu extravertie)

Fort de cette analyse mathématique sans faille il me fallait trouver un truc vraiment intelligent à dire, et là c'était pas gagné.
-Nous étions à Sainte Ursule ensemble, Sandrine Mouly, tu te souviens ?
-Bahhhh, je fais. (je vous l'avais dit que ce n'était pas gagné)

Moi je l'appelais Poil de carotte ou Tupue suivant la météo, Moulinette aussi, mais jamais devant elle. Elle avait bien deux têtes de plus que moi à l'époque. Je n'étais pas foncièrement méchant, mais il fallait bien suivre le mouvement.
A la piscine elle devenait la grosse Sardine, alors que ses dents garnies d'acier semblaient aussi redoutables que celles du requin de James Bond.
Jamais je n'aurais imaginé que cette grosse chenille poilue se transformerai un jour en gracieux papillon lumineux...

Aimer, c’est monter si haut, disait le poète.
Mais que valent des ailes si l’envie de les battre vous a quitté ?
Que vaut un ciel bleu sans oiseaux roux à l’intérieur ?
Plus généralement, que valent des cieux sans roux ?

La nature est belle.

-Oui, c'est drôle je fais un article sur ton métier pour une revue économique, j'ai vu ton nom, je me suis dis que c'était toi, et me voilà !
- Biiin ça, je continue toujours aussi inspiré, en essayant tout de même de prendre un air sybillin, histoire de pas paraître aussi con qu'un bûlot amoureux...
- Alors qu'est-ce que tu racontes ?

Je m'apprétais à lui dire que ma saison préférée était l'automne surtout dans mes montagnes d'Iraty où les hêtres ont cette couleur orangée si particulière, que mon tableau préféré était La naissance de Venus de Botticelli, que mon animal préféré était le renard, que je collectionnais les casseroles en cuivre, que j'aimais ces nuits mystérieuses lorsque la lune est rousse, que je lui offrirai les plus belle émeraudes du monde, que...

Et je l'ai vu briller furtivement à sa main, cet anneau maudit, son précieux, mon fardeau.

La nature est cruelle.

Elle génère des abérrations chromatiques, des mutations génétiques qui font que la peau devient sensible au soleil, que les phéromones dégagent une odeur pestilentielle lorsque le taux d'humidité est trop élevé.

Heureusement je ne suis pas né de la dernière pluie, et ma mère a presque réussi à faire de moi un gentleman.
- Je n'aime pas spécialement les journalistes, je lui ai dit, mais je ne suis pas foncièrement méchant, j'ai cinq minutes, j'attends un coup de fil d'une cliente d'Hollywood.