ETRON, pour changer d'air,
sans se casser le cul...
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mardi 11 mai 2010
lundi 8 mars 2010
Le jour des femmes nuit-il aux hommes ?
Ils m'ont dit à la radio qu'aujourd'hui c’est la journée de la femme. Tout comme il existe une journée de la polio, du sida ou du cancer du sein.
Heureusement, je ne suis pas dupe, et je ne pense pas qu'être une femme, même jusqu'au bout des seins, soit une maladie si grave qu'il faille l'éradiquer.
En fait, il existe tout un tas de journées pour tout : une journée du sommeil, de la jeunesse, des infirmières ou des zones humides, ce qui ne veut pas dire que le sommeil et la jeunesse soient des maladies. C'est comme les infirmières ou les zones humides, ça n'a rien à voir avec les femmes...
En revanche, il n'existe pas de journée mondiale de la frite, alors que tous les jours, plusieurs millions de pommes de terre naïves et innocentes sont plongées dans l'huile bouillante. On est pourtant bien loin des 166 femmes mortes en France, en 2007, suite aux violences d'un con, jugal ou non.
Ne me faites pas dire ce que je ne veux pas vous faire lire : les patates et les femmes c'est différent.
La journée de la femme c'est pour lutter pour l'égalité des sexes, contre cet atavisme discriminatoire et darwinien qui prétend que nous sommes différents. Or, aujourd'hui l'homme et la femme doivent être égaux, identiques, interchangeables.
C'est là que je me dis que je suis pas de mon époque.
Si vraiment j'étais un gars moderne, j'aurai développé cette faculté de pouvoir faire deux choses en même temps comme téléphoner à mes copines et m'épiler sans hurler, même si je n'aime pas le cyclisme, passer l'aspirateur et lire Gala, chanter et mettre mes baskets.
Lorsque l'on prend de mes nouvelles, je ne devrai plus répondre par un laconique : «on fait aller», mais par : «Pourquoi ? J'ai mauvaise mine ? Tu me trouve vieux et moche c'est ça ? Tu ne m'aimes plus, c'est à cause du nouveau petit marchand de journaux qui est coiffé comme Clooney, je t'ai vu lui sourire quand il t'a rendu la monnaie, j'étais sûr qu'il y avait quelque chose entre vous, je le sentais, notre instinct masculin ne nous trompe jamais, tu es vraiment une salope, je retourne chez mon père.»
Mais bon, je sais que je ne suis qu'un pitre exemple né en Derthalie, et heureusement il y a eu par ailleurs quelques progrès depuis la préhistoire.
Depuis que les femmes ont réussi à apprendre à lire, les publications pour les hommes et les femmes présentent des textes écrits, plus ou moins longs c'est vrai, suivant le type de lecteur ou de lectrice.
Sur la plage, par exemple, "Le Monde Diplomatique" sera plus souvent entre les mains d'un homme et "Voici" d'une femme. Qu'il soit plus aisé de se cacher derrière le Monde pour ne pas avoir a surveiller ses enfants n'a rien à voir.
Pour les autres magazines, les couvertures sont souvent décorées avec des mannequins jeunes et jolies. Le fait qu'elles soient habillées, chic pour les publication ciblée femme, ou pas du tout pour certaines revues éducatives masculines, prouve seulement que l'homme est moins concerné par la mode que la femme.
En revanche, il existe une discrimination flagrante entre les revues masculines et féminines dans les salles d'attente : vous trouverez des tas de Elle, mais jamais je n'ai trouvé, et pourtant je cherche à chaque fois, un Lui.
Oui, je sais, l'homme ne sait pas chercher, ni trouver, c'est dans sa nature, toutes les femmes vous le diront.
A leur décharge, elles reconnaissent volontiers, généralement lorsqu'il s'agit d'effectuer un trajet plutôt long, un créneau ou descendre la poubelle, que la femme, elle, ne possède aucun sens de l'orientation.
Là encore, la technologie vient à son secours, et une créatrice de lingerie brésilienne, Lucia Lorio, a ainsi intégré un GPS dans les sous-vêtements de sa dernière collection.
Ainsi je te trouverai plus facilement, ma puce.
samedi 8 août 2009
vendredi 7 août 2009
Basque c'est comme ça.
"T'es con ou t'es basque ?".
Il se trouve que, grâce à certains de mes ancêtres, je suis un peu basque, donc j'aurais tendance à répondre que oui je le suis.
Basque.
Basque.
Mais pour la majorité de la population mondiale de la terre qui, il faut bien le reconnaitre est majoritairement composée d'étrangers pas de chez nous, la réponse sera plutôt " je suis con ".
lundi 27 juillet 2009
LUNDINUTILE

Je n'aime pas le lundi.
Je vous l'ai déjà dit.
C'est vraiment un jour qui ne sert à rien, si ce n'est à emmerder tout le monde.
Du coup, ça me donne envie envie de faire des trucs vraiment inutiles.
Enfin, je fais déjà plein de trucs inutiles en temps utile, mais là j'aimerais faire un truc étonnamment inutile.
Comme par exemple apprendre le dictionnaire par coeur, lettre après lettre, et savoir que "fellation" se trouve entre le mot "fellah" et "félon", ou bien apprendre "allo" dans toutes les langues et appeler les renseignements téléphoniques de tous les pays du monde.
jeudi 23 avril 2009
Brique et bisque rage
mercredi 8 avril 2009
I love roux
Cela ne vous est jamais arrivé de rencontrer fortuitement un(e) vieil(le) camarade de classe ?
Je parle de quelqu'un de la maternelle ou du primaire; d'un vrai condisciple de cette époque de mammouths.
Qui plus est d'être condisciple, il (ou elle) cumulait les doux surnoms de cageot (cagette), fayot (putasse), branleur (frigide), ou encore mongolito (a)...
On ne savait pas exactement ce que cela voulait dire mais cela avait l'avantage d'être un sujet de conversation inépuisable et consensuel (en un seul mot, comme condisciple).
On ne savait pas exactement ce que cela voulait dire mais cela avait l'avantage d'être un sujet de conversation inépuisable et consensuel (en un seul mot, comme condisciple).
Sans vouloir passer du coq à l'âne (et sans en faire tout un plat, je vous invite à en lire la fameuse recette), il y a quelques temps, je vis débarquer tout de go, dans mon bureau, une bimbo à la crinière flamboyante, aux rousseurs attendrissantes, au regard foudroyant.
N'allez pas croire que je suis homme à m'enflammer pour la première bunny rousse qui passe dans mon champ de tir (bon si, un peu, mais c'est le propre de beaucoup de chasseurs).
Dans mon métier je suis plus habitué à cotoyer de charmantes petites vieilles dames, charmantes certes mais petites et vieilles, voir toutes mortes parfois, plutôt que des bombasses aux yeux d'émeraudes dans un écrin cuivré. (bombasse: terme typique du sud-ouest qui exprime toute l'admiration que nous pouvons avoir pour une femme d'une grande beauté)
Dans mon métier je suis plus habitué à cotoyer de charmantes petites vieilles dames, charmantes certes mais petites et vieilles, voir toutes mortes parfois, plutôt que des bombasses aux yeux d'émeraudes dans un écrin cuivré. (bombasse: terme typique du sud-ouest qui exprime toute l'admiration que nous pouvons avoir pour une femme d'une grande beauté)
Bref, je reste un peu scotché, mes deux ronds de flan tremblottant d'émotion.
C'est le propre des faux-maigres solitaires depuis trop longtemps.
C'est le propre des faux-maigres solitaires depuis trop longtemps.
D'entrée, son ton chaleureux me surprit un peu.
Peut-être savait-elle déjà que je n'étais plus célibataire depuis 30 secondes, que ma vie avait enfin un sens grâce aux nombreux enfants que nous allions faire ensemble. Lorsqu'elle me demanda si je ne me souvenais pas d'elle, j'hésitais pris d'un affreux doute : étais-je, ainsi que le prétend mon ex-femme vraiment atteint d'Alzeihmer ?
Peut-être savait-elle déjà que je n'étais plus célibataire depuis 30 secondes, que ma vie avait enfin un sens grâce aux nombreux enfants que nous allions faire ensemble. Lorsqu'elle me demanda si je ne me souvenais pas d'elle, j'hésitais pris d'un affreux doute : étais-je, ainsi que le prétend mon ex-femme vraiment atteint d'Alzeihmer ?
Non, une femme pareille je ne n'aurais pu l'oublier, même ivre, même mort.
La preuve : je me rappelle trés bien de Cameron Diaz le soir de la dernière finale de coupe du monde de foot.
C'était à Biarritz, c'était la fête (on préfère le rugby chez nous) et nous avons fait l'amour toute la nuit.
C'était à Biarritz, c'était la fête (on préfère le rugby chez nous) et nous avons fait l'amour toute la nuit.
J'avais un peu bu, j'avoue, et pourtant je me souviens très bien l'avoir croisée dans la rue, devant l'Hôtel du palais. Elle était avec une copine, un peu moche je crois, en train de rigoler en américain.
J'étais donc occupé à vérifier que mes pieds faisaient bien ce qu'ils avaient à faire. Et Je l'ai vu, un ange tout de blanc vétu : mini-petit short, débardeur minimaliste, nu-pieds indécents, les yeux aussi rieurs que sa grande bouche...
Je lui ai bredouillé un : "hello Cameron" avec l'accent de Manhattan.
Elle s'est retourné et m'a lancé un grand sourire extra-terrestre, un "bonnjourr" pas d'ici.
Je lui ai bredouillé un : "hello Cameron" avec l'accent de Manhattan.
Elle s'est retourné et m'a lancé un grand sourire extra-terrestre, un "bonnjourr" pas d'ici.
Et alors ?
Et alors elle a bien compris que je n'étais pas de Manhattan, ces grandes stars se font plus blondes qu'elles ne le sont vraiment sur pellicule, Pourtant j'avais fait comme m'a appris mon cousin Phil, j'ai prononcé comme si j'avais la bouche pleine de shamallows (à la réflexion, je me demande si il ne m'avait pas parlé de chewing gum...de toutes manières il avait été en Californie).
Et alors elle a bien compris que je n'étais pas de Manhattan, ces grandes stars se font plus blondes qu'elles ne le sont vraiment sur pellicule, Pourtant j'avais fait comme m'a appris mon cousin Phil, j'ai prononcé comme si j'avais la bouche pleine de shamallows (à la réflexion, je me demande si il ne m'avait pas parlé de chewing gum...de toutes manières il avait été en Californie).
Et alors ?
Quoi encore ?
Ah oui, alors j'étais à un mêtre d'elle les gars.
100 petits centimêtres, tout au plus...
Et à l'échelle planétaire c'est que dalle. J'étais si prés d'elle que vu d'un sattelite c'est comme si j'étais en elle. Comme si nous ne faisions qu'un.
Ouais.
Quasi.
Quoi encore ?
Ah oui, alors j'étais à un mêtre d'elle les gars.
100 petits centimêtres, tout au plus...
Et à l'échelle planétaire c'est que dalle. J'étais si prés d'elle que vu d'un sattelite c'est comme si j'étais en elle. Comme si nous ne faisions qu'un.
Ouais.
Quasi.
Et Cameron à coté de mon interlocutrice aux éphélides c'est de la gnognote de bac à sable...
J'en étais à refaire mes derniers mois à vitesse sub-neuronale pour retrouver quelques trace de cette déesse orangée, un peu déconcentré par d'autres pensées connesque et connexes.
Si on se fie aux éléments historiques concernant les rousses, il semble être évident qu'elles bénéficient, en général, d'une sexualité très généreuse.
Elles doivent être incluses dans les 5 % de femmes, qui, selon Georges Brassens, ne s'emmerdent pas en baisant. Il y a environ 2 % de Rousses en France. Il reste donc 3 % de femmes ayant d'autres couleurs de cheveux pour faire rêver les hommes ! Entre les blondes, les brunes, les chatains, les blondes vénitiennes, les grises et enfin toutes les couleurs manga, il y a quand même 200 % de chances que ma rousse soit une bombasse de première. (bombasse : terme typique du sud-ouest pour désigner une femme à mini vertu extravertie)
Fort de cette analyse mathématique sans faille il me fallait trouver un truc vraiment intelligent à dire, et là c'était pas gagné.
Elles doivent être incluses dans les 5 % de femmes, qui, selon Georges Brassens, ne s'emmerdent pas en baisant. Il y a environ 2 % de Rousses en France. Il reste donc 3 % de femmes ayant d'autres couleurs de cheveux pour faire rêver les hommes ! Entre les blondes, les brunes, les chatains, les blondes vénitiennes, les grises et enfin toutes les couleurs manga, il y a quand même 200 % de chances que ma rousse soit une bombasse de première. (bombasse : terme typique du sud-ouest pour désigner une femme à mini vertu extravertie)
Fort de cette analyse mathématique sans faille il me fallait trouver un truc vraiment intelligent à dire, et là c'était pas gagné.
-Nous étions à Sainte Ursule ensemble, Sandrine Mouly, tu te souviens ?
-Bahhhh, je fais. (je vous l'avais dit que ce n'était pas gagné)
Moi je l'appelais Poil de carotte ou Tupue suivant la météo, Moulinette aussi, mais jamais devant elle. Elle avait bien deux têtes de plus que moi à l'époque. Je n'étais pas foncièrement méchant, mais il fallait bien suivre le mouvement.
A la piscine elle devenait la grosse Sardine, alors que ses dents garnies d'acier semblaient aussi redoutables que celles du requin de James Bond.
Jamais je n'aurais imaginé que cette grosse chenille poilue se transformerai un jour en gracieux papillon lumineux...
A la piscine elle devenait la grosse Sardine, alors que ses dents garnies d'acier semblaient aussi redoutables que celles du requin de James Bond.
Jamais je n'aurais imaginé que cette grosse chenille poilue se transformerai un jour en gracieux papillon lumineux...
Aimer, c’est monter si haut, disait le poète.
Mais que valent des ailes si l’envie de les battre vous a quitté ?
Que vaut un ciel bleu sans oiseaux roux à l’intérieur ?
Plus généralement, que valent des cieux sans roux ?
Mais que valent des ailes si l’envie de les battre vous a quitté ?
Que vaut un ciel bleu sans oiseaux roux à l’intérieur ?
Plus généralement, que valent des cieux sans roux ?
La nature est belle.
-Oui, c'est drôle je fais un article sur ton métier pour une revue économique, j'ai vu ton nom, je me suis dis que c'était toi, et me voilà !
- Biiin ça, je continue toujours aussi inspiré, en essayant tout de même de prendre un air sybillin, histoire de pas paraître aussi con qu'un bûlot amoureux...
- Alors qu'est-ce que tu racontes ?
- Biiin ça, je continue toujours aussi inspiré, en essayant tout de même de prendre un air sybillin, histoire de pas paraître aussi con qu'un bûlot amoureux...
- Alors qu'est-ce que tu racontes ?
Je m'apprétais à lui dire que ma saison préférée était l'automne surtout dans mes montagnes d'Iraty où les hêtres ont cette couleur orangée si particulière, que mon tableau préféré était La naissance de Venus de Botticelli, que mon animal préféré était le renard, que je collectionnais les casseroles en cuivre, que j'aimais ces nuits mystérieuses lorsque la lune est rousse, que je lui offrirai les plus belle émeraudes du monde, que...
Et je l'ai vu briller furtivement à sa main, cet anneau maudit, son précieux, mon fardeau.
La nature est cruelle.
Elle génère des abérrations chromatiques, des mutations génétiques qui font que la peau devient sensible au soleil, que les phéromones dégagent une odeur pestilentielle lorsque le taux d'humidité est trop élevé.
Heureusement je ne suis pas né de la dernière pluie, et ma mère a presque réussi à faire de moi un gentleman.
- Je n'aime pas spécialement les journalistes, je lui ai dit, mais je ne suis pas foncièrement méchant, j'ai cinq minutes, j'attends un coup de fil d'une cliente d'Hollywood.
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